| Une affaire qui fait du bruit en Allemagne |
| Volkswagen vient de publier ce jeudi une liste de plusieurs élus socio-démocrates, anciens employés du constructeur automobile et qui ont continué, lors de leurs mandats, à toucher un salaire. |
Une pratique autorisée en Allemagne, qui se fait donc en toute transparence. Le représentant du conseil d'administration de Volkswagen : "Oui, en effet, les lois sont ainsi faites en Allemagne, et les députés devraient être capables de travailler, ce qui veut dire qu'ils peuvent tout à fait toucher quelque chose mais être aussi en mesure de travailler selon leurs propres convictions."
Malgré sa légalité, ce procédé a provoqué déjà quelques remous lorsqu'en décembre, le conservateur Laurenz Meyer, secrétaire général de la CDU a nié avoir reçu la coquette somme de 60 000 euros. Pourtant, à droite comme à gauche, on défend le système. Franz Muentefering, chef du SPD : "Je pense que c'est bon pour les membres du Parlement allemand qui représentent ainsi le monde du travail et d'autres professions au Parlement".
Volkswagen a d'ors et déjà annoncé son intention d'arrêter ce genre de versements pour éviter tout soupçon de corruption ou de lobbying. Certains applaudissent, d'autres regrettent que les ponts entre le monde économique et politique soient coupés. Tous en tout cas réclament une transparence de la part des élus qui touchent ce genre de salaire. |
| Publié le: 14/01/2005 à 09:29:26 GMT |
Source : AP |
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