| Act-up: faute de crédits on ne pourrait plus aujourd'hui découvrir le VIH |
| PARIS (AFP) - L'association Act-up a regretté mardi la baisse des crédits publics pour la recherche sur le sida, estimant que 25 ans après l'identification du virus, "aujourd'hui on ne découvrirait plus le VIH en France". |
"Nous n'avons aucune raison de fêter cet anniversaire" de la découverte du virus du sida, a estimé Act-up dans un communiqué.
L'association a noté qu'"après 25 ans d'épidémie, 70% des malades du sida dans le monde n'ont toujours pas accès aux médicaments". En outre, "la recherche publique sur le sida est sacrifiée par le gouvernement", avec une réduction en 2008 des crédits alloués à l'Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les hépatites virales (ANRS) par les ministères: "moins 50% pour ceux du ministère des Affaires étrangères, et moins 6% pour ceux du ministère de la Recherche".
Selon Act-up, "l'avenir même de cette agence, dont la présence et le travail sont si utiles à la lutte contre le sida, est menacé puisqu'il est question de renvoyer ses activités vers l'Inserm".
Outre la "garantie du financement public de la recherche en France" et le maintien des crédits de l'ANRS, Act Up-Paris a demandé "le respect par la France de ses engagements pris au G8 en 2007 pour l'accès universel au traitement d'ici 2010".
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| Publié le: 20/05/2008 à 14:50:38 GMT |
Source : AFP |
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