| JO-2006: les Autrichiens visés par une vaste opération anti-dopage |
| TURIN (AFP) - Une vaste opération de la police italienne a visé samedi soir les équipes autrichiennes de ski de fond et de biathlon, présente à San Sicario pour les Jeux d'hiver de Turin, qui ont fait l'objet de contrôles antidopage inopinés diligentés par le Comité international olympique (CIO). |
Une perquisition, à laquelle ont pris part entre vingt et trente gendarmes en civil, s'est déroulée dans une villa, située un peu à l'écart du centre-ville, occupée par la délégation autrichienne.
Le CIO a annoncé peu après avoir effectué des tests antidopage sur les athlètes sur la foi d'informations de l'Agence mondiale antidopage (AMA) indiquant la présence dans la résidence privée de Walter Mayer, ancien entraîneur de l'équipe interdit de participer aux JO jusqu'en 2010 à Vancouver pour son implication dans une affaire de transfusion sanguine lors des Jeux de Salt Lake City en 2002.
Mayer, suspendu à vie par la Fédération internationale de ski (FIS) depuis 2003, avait été interdit d'olympiade par le CIO après que deux de ses athlètes, son fils Marc Mayer et Achim Walcher eurent été convaincus de dopage à la suite de la découverte de matériel de transfusion sanguine dans une maison occupée par les fondeurs autrichiens lors des Jeux de Salt Lake City en 2002.
Les opérations, qui ont duré quelques heures et se sont terminées peu après minuit, ont été dirigées par le procureur général du parquet de Turin Marcello Maddalena. Selon des informations de source judiciaire, l'enquête a été ouverte pour violation de la loi italienne 236 sur le dopage adoptée en l'an 2000 qui punit non seulement l'utilisateur de substances prohibées mais aussi celui "qui à quel que titre que ce soit, favorise l'utilisation de produits pharmaceutiques ou de substances biologiquement actives interdites".
Durant la perquisition une dizaine d'athlètes autrichiens concernés par l'opération était rassemblée au rez-de-chaussée et assis sur des divans devant des postes de télévision. Les enquêteurs étaient divisés en deux groupes, l'un contrôlant les documents d'identité des Autrichiens et l'autre procédant aux contrôles en présence des responsables de l'équipe autrichienne.
Le directeur technique de l'équipe autrichienne, Markus Gandler, a fait part de son étonnement et de sa consternation à la fin de l'opération. "Je crois que cela concerne seulement Walter Mayer, a-t-il déclaré. Les athlètes étaient tous sous le choc. Je n'ai pas la moindre idée de ce que la police italienne recherche." Interrogé, Christian Dumont, le directeur des équipes de France de biathlon, a expliqué qu'"au début des Jeux, nous avons été prévenus que des descentes étaient possibles dans les résidences des délégations".
La loi italienne antidopage, plus sévère que le règlement de l'Agence mondiale antidopage (AMA), assimile le dopage à un crime et prévoit des peines de prison pouvant aller de trois mois à trois ans pour des athlètes convaincus de tricherie. 12.000 tests de santé ou contrôles étaient prévus par le CIO avant le début des Jeux, le 10 février (jusqu'au 26 février). Plus de 400 ont déjà été pratiqués. A ce jour, un seul cas positif a été avéré, celui de la biathlète russe Olga Pyleva, exclue des Jeux vendredi et déchue de sa médaille d'argent remportée dans le 15 km.
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| Publié le: 19/02/2006 à 06:49:47 GMT |
Source : AFP |
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